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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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L'APEC sera-t-elle croquée par le Pôle emploi ?

croquerL'hypothèse d'une fusion de l'APEC avec le Pôle emploi refait surface

 

Le Monde du 03/05/10

 

Turbulences passagères ou prémices d'une disparition prochaine ? L'Association pour l'emploi des cadres (APEC) vit, en tout cas, une période mouvementée depuis quelques mois. Elle s'apprête à céder son journal, Courrier cadres, structurellement déficitaire. Des opérateurs privés lui font désormais concurrence pour le reclassement des cadres au chômage. Et l'Etat lui reproche de s'être endormie sur un tas d'or - qu'il aimerait d'ailleurs capter, aux dires de certains syndicalistes.

Créée en 1966, copilotée par le patronat et par les syndicats, l'APEC se définit comme une association paritaire qui "accompagne les entreprises dans leurs recrutements de cadres et conseille les cadres dans la gestion de leur évolution professionnelle". Près de 900 personnes travaillent pour elle, "dont plus de 640 professionnels du recrutement et de la gestion de carrière". Son budget, de 130 millions d'euros en 2010, provient pour près des trois quarts d'une cotisation obligatoire réglée par les cadres et par leur employeur.

Durant des années, l'association a agi en relation étroite avec l'ANPE dans le cadre de la "cotraitance" : les cadres à la recherche d'un emploi avaient alors la possibilité d'être orientés vers l'APEC. Mais désormais, ces pratiques n'ont plus cours à cause des règles européennes sur la concurrence. Pour attribuer des "marchés de services d'insertion professionnelle" auprès des chômeurs cadres, Pôle emploi a lancé un appel d'offres ouvert aux entreprises privées qui a été clos vendredi 30 avril. Cette petite révolution "n'est pas de nature à nous inquiéter", assure le président de l'APEC, Eric Verhaeghe (issu de la délégation patronale). "Nous n'avons pas anticipé une baisse de notre activité", ajoute-t-il, en se disant confiant dans le savoir-faire "reconnu" de l'institution.

Cette sérénité n'est pas forcément de mise chez tout le monde. Un autre administrateur de l'APEC pense, lui, qu'il faudra trouver d'autres missions aux collaborateurs de l'association pour compenser la baisse de charge induite par l'arrivée de nouveaux opérateurs sur le reclassement des cadres. Beaucoup plus virulente, l'UGICT-CGT redoute que les mécanismes mis en place nuisent à la qualité du service rendu et majorent le prix des prestations "tout en menaçant l'APEC".

Une chose est sûre : l'association paritaire ne financera pas ses missions de reclassement en piochant dans les 95 millions d'euros de cotisations qu'elle prévoit d'encaisser en 2010, car cette recette, assimilée à une aide d'Etat par la Commission européenne, ne peut servir qu'à des opérations d'intérêt général mais pas à des activités concurrentielles. C'est pourquoi l'APEC s'est dotée, il y a quelques années, d'un "mandat de service public" et d'une comptabilité analytique qui permet d'y voir plus clair dans ses diverses interventions. Plus récemment, elle a créé un service spécifique lié au bilan d'étape professionnel à mi-carrière qui est gratuit. Autant d'efforts pour démontrer son utilité dans le champ non concurrentiel.

Mais certains s'interrogent sur la raison d'être de l'APEC - à commencer, bien sûr, par des entreprises désormais en concurrence avec elle sur le reclassement des cadres au chômage. L'hypothèse d'une fusion avec Pôle emploi, déjà évoquée lors de la création de cet organisme, refait surface. "C'est un fantasme, une rumeur qui court", rétorque M. Verhaeghe.

Coïncidence ? L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a lancé, il y a quelques mois, une mission de contrôle sur l'APEC. Ses premières observations n'ont pas encore été communiquées mais elle aurait, oralement, émis des remarques sur le montant anormalement élevé - à ses yeux - des réserves financières de l'association (environ 100 millions d'euros). Du coup, certains administrateurs de l'APEC se demandent si l'Etat ne cherche pas à faire main basse sur ce bas de laine.

On n'en est pas encore là. Mais la pression existe. A la mi-avril, lorsque Nicolas Sarkozy a appelé "tous les acteurs" à se mobiliser au profit des chômeurs en fin de droits, le nom de l'APEC a été cité. L'association devrait d'ailleurs consacrer 50 millions d'euros à cette politique.

 
Bertrand Bissuel
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M
<br /> Les salariés de l APEC se défoulent. On peut s'étonner qu'aucune grève est marquée cette entreprise avec ce qui s'y passe.<br /> J'ai lu les 5 premières pages du rapport http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/cgi-bin/brp/telestats.cgi?brp_ref=104000601&brp_file=0000.pdf et il est très facile d'y deviner la<br /> stratégie de la direction. Scission de l'entreprise en 2 sans aucun lien juridique/financier et la seconde structure crée vit des produits marchands dont les appels d'offres de la première<br /> structure (organe paritaire qui n'assure plus aucune production). On peut douter de la viabilité économique de la seconde vu la masse salariale (indiquée comme telle dans le rapport par l'IGAS). Je<br /> plains les collaborateurs de cette boite<br /> <br /> <br />
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G
<br /> http://preview.tinyurl.com/apec-igas<br /> <br /> On croit rêver. La direction de l'APEC, association pour l'emploi des cadres, est encore plus déconnectée de la réalité que la nôtre. Il faut digérer les 250 pages du rapport mais on se demande<br /> comment le Conseil d'Administration -à défaut de mea culpa- garde ce directeur général qui visiblement n'est guère compétent dans son domaine.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Une première consultante APEC a débarqué à POLE MPLOI hier, certains sont bel et bien licenciés. Bien puante la consultante, on ne s'attendait pas à mieux !!<br /> <br /> <br />
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M
<br /> qu'on laisse cette "elite" méprisante, qui nous a méprisé pendant des années se demerder dans son caca....<br /> <br /> <br />
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E
<br /> moi j'en veux pas de l'apec!!!!!!!!<br /> <br /> <br />
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