Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Publicité

Le plan de rigueur affectera-t-il le budget de Pôle emploi ?

 

tirelireSelon Les Echos, Pôle emploi sera affecté par le plan de rigueur sur les dépenses de fonctionnement et sur les effectifs

 

François Fillon met l'Etat au régime sec pour trois ans

 

Les Echos  07/05/10

 

Matignon s'apprête à envoyer une lettre de cadrage budgétaire très rigoureuse. Les dépenses de fonctionnement baisseront de 5 % en 2011. Il faudra surtout réaliser des économies du même ordre sur les dépenses d'intervention.

Tout faire pour préserver la signature de la France sur les marchés. Ce volontarisme affiché par François Fillon va se matérialiser rapidement. La lettre de cadrage du budget 2011 et de la loi de programmation 2011-2013 que s'apprête à envoyer ce week-end le Premier ministre aux membres du gouvernement sera très exigeante : leurs dépenses seront gelées en valeur pendant trois ans, c'est-à-dire qu'elles ne suivront pas l'inflation (prévue à 1,5 % en 2011, puis 1,75 % en 2012 et 2013). A cela s'ajoute le fait qu'a priori il n'y aura plus de mission plan de relance (4,1 milliards cette année).

En réalité, le gouvernement prévoit toujours que les dépenses de l'Etat vont progresser au même niveau que l'inflation ces trois prochaines années (« zéro volume »), comme il s'y est engagé dans son programme de stabilité européen. Mais l'intégralité de cette marge - environ 5 milliards -sera absorbée par l'accroissement de la charge de la dette et celle des retraites des fonctionnaires. D'où le gel pour les ministères. Comme c'est une moyenne, certains verront leurs crédits baisser…

Pour tenir cette enveloppe, ils vont devoir réduire de 5 % leurs dépenses de fonctionnement courantes dès 2011 et de 10 % d'ici à 2013. L'assiette visée représente de 8 à 9 milliards d'euros, ce qui signifie des économies d'un peu plus de 400 millions l'année prochaine. Elles porteront, dans la lignée de la révision générale des politiques publiques (RGPP), sur les achats, l'informatique, les véhicules, la formation ou encore l'organisation des concours administratifs, trop éclatée.

Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite va aussi continuer de s'appliquer pendant trois ans. Le gouvernement table toujours sur environ 68.000 départs par an, ce qui implique la suppression de quelque 34.000 postes par an. 100.000 ont déjà été supprimés. L'économie représente 1 milliard d'euros par an, mais la moitié est redistribuée aux agents via des mesures de pouvoir d'achat.

Les 655 opérateurs de l'Etat (universités, musées, Météo France, Pôle emploi, etc.) vont également être concernés par ces efforts sur les dépenses de fonctionnement et sur les effectifs : ils devront améliorer leur productivité de 1,5 % l'année prochaine.

Le PS fustige un plan de rigueur

Mais tout cela ne suffira pas, loin de là. «  L'ensemble des dépenses d'intervention fera l'objet d'un réexamen », a indiqué hier François Fillon à l'issue du séminaire gouvernemental consacré au budget. L'assiette visée est plus conséquente : environ 70 milliards d'euros. Et elle enfle chaque année. La lettre de cadrage devrait prévoir un effort du même ordre de grandeur que pour les dépenses de fonctionnement. Matignon ambitionne plusieurs milliards d'économies par an. Sont concernées les dépenses sociales dites de « guichet » (aide au logement, allocation adulte handicapé, etc.), comme les dépenses discrétionnaires : contrats aidés, aides à la construction, subventions, etc. «  Le contexte impose un cadrage serré. Pour le tenir il faut agir sur toutes les dépenses », justifie-t-on à Matignon. Le gouvernement veut respecter l'objectif d'un déficit public ramené à 6 % du PIB en 2011.

Dans le cadre de la RGPP, lancée en 2007, le gouvernement est allé très loin dans la réorganisation de l'administration, ce qui a permis de supprimer des postes et de réduire les frais de fonctionnement. Mais il a laissé en friche l'immense champ des dépenses d'intervention. La nécessité de redresser les comptes impose de reprendre ces dossiers sensibles. «  Nous allons prendre des décisions qui seront difficiles », a prévenu François Fillon.

Le gouvernement cherche ainsi à limiter le recours à l'impôt. Il prévoit néanmoins d'économiser 5 milliards d'euros sur les niches fiscales et sociales en 2011-2012. «  Tous les Français seront concernés » par la lutte contre le déficit, a prévenu le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. A côté de l'Etat, les collectivités pourraient voir leurs dotations gelées, les dépenses de santé devront ralentir. Et la réforme des retraites complétera le tableau. Le mot tabou n'est pas prononcé, mais le PS a aussitôt dénoncé « un plan de rigueur sans précédent et un coup de bambou ».

ÉTIENNE LEFEBVRE, Les Echos
keep-silenceLe budget de Pôle emploi pour les nuls: Budget Budget 
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
H
<br /> à commentaire précédent.<br /> <br /> comme d'habitude : degré zero de la réflexion. tes posts se résument à : "rassemblons-nous mes frères et prions ensemble pour que dieu nous vienne en aide".<br /> <br /> <br />
Répondre
R
<br /> restons sereins, restons calme<br /> <br /> Montrons à notre secretaire d'Etat, Monsieur Wauquiez, la difficile réalité que vive nos clients : voilà le meilleur moyen de nous faire entendre.<br /> <br /> Expliquons aux demandeurs d'emploi les opportunités que propose, malgré tout, le marché du travail<br /> <br /> Motivons, écoutons, soutenons les...<br /> <br /> ... et cessons nos querelles intestines.<br /> <br /> Courage à tous<br /> <br /> <br />
Répondre
H
<br /> @ tabernacle.<br /> Tous les employeurs ne sont pas des chacals et nous ne sommes par ailleurs pas un employeur exemplaire dans nos propres contrats aidés.<br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> slt tt le monde<br /> petite 1ère conséquence sur l'emploi des restrictions budgétaires:<br /> 50.000 cui-cie sur le territoire national en plus pr les chômeurs en fin de droit( vous savez ceux qui arrivent en fin d'ass et que l'état dit ne pas vouloir refourguer aux départements ds le rsa):<br /> directive: redéploiement des aides (avec le même budget on vaporise plus de gens): plus de contrats moins d'aide versée: avec le même budget on fait les mêmes conneries en plus large: déjà que les<br /> patrons se gavaient grave là ils vont se gaver avec plus de monde mais de manière plus dispersée: on baisse le taux de prise en charge à 35% au lieu de 47, et la durée de 2 ans à 12 mois pr les<br /> CIE: à coût égal, dépense égale pr la sécu (pas sûr puisque ça portera sur plus de salaires) vous devez annoncer aux employeurs(ces chacals) que vous leur verserez moins d'argent qu'escompté: alors<br /> contents?<br /> je remercie M. Sarkozy tous les jours que dieu fait.(merci mondieu)<br /> <br /> <br />
Répondre
H
<br /> "rage" je reprends puisque tu ne sembles pas très bien informé(e) :<br /> <br /> " Accord sur 750 milliards d'euros de prêts pour sauver la zone euro<br /> <br /> La Commission européenne pourra prêter 60 milliards d'euros, les différents pays européenns 440 et le FMI ajoutera 250 milliards, en cas de besoin, pour soutenir les pays de la zone euro en<br /> difficulté." Le monde aujord'hui.<br /> <br /> Ma question est la suivante : si les états sont si endettés qu'un ajustement structurel soit légitime (pardon plan d'austérité), comment arrive-t-il encore à créer davantage de crédit (donc de la<br /> dette) ? pourquoi s'endetter davantage par l'émission de crédit (les états se financent leur dette auprès des marchés financiers internationaux) ? Sais-tu que les budget de l'état mis en place par<br /> sarko sont structurellement négatifs (je veux dire en dehors des variations conjoncturelles telle que la crise) ?<br /> <br /> Tout simplement parce-que les banquiers ont décidé que nous paierons deux fois :<br /> <br /> 1) par l'ajustement structurel et la libéralisation totale de l'économie et de la société<br /> <br /> 2) en remboursant des dettes et des intérêts aux opérateurs financiers internationaux (qui sont à l'origine de la dette et de la crise).<br /> <br /> "restons unis dans l'espérance" ou bien dans la panade et dans l'inaction? tu portes décidément très mal ton pseudo "rage"...<br /> <br /> <br />
Répondre