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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Les Licenci'elles refusent les licenciements sans cause économique.

Les ex-salariées 3 Suisses en lutte pour « leur dignité »

Le Républicain Lorrain  22 septembre 2012

Les Licenci’elles, association de salariées congédiées des 3 Suisses, ont déposé une proposition de loi pour réformer les licenciements sans cause économique. Elles multiplient les actions de terrain.

«V u comment on a été traitées et les sommes proposées pour nous acheter, ça motive pour ne pas se laisser faire ! » Les Licenci’elles, association de salariées congédiées des 3 Suisses, se forgent à l’épreuve des faits une âme de militantes pour « reconquérir leur dignité ». L’histoire des Licenci’elles rejoint celle des salariés de Sodimédical, Vivéo ou autres Lejaby, partis en guerre contre des plans sociaux sans fondement économique, selon eux. Entre manifestations, tracts, tweets et rencontres de responsables politiques, les Licenci’elles veulent les fédérer tous. « On devient militant alors qu’on ne l’était pas du tout. On est des salariées lambda, propulsées dans la lutte », confesse Marie Lecomte, ex-3 Suisses de 42 ans. « Plus nous serons nombreux, plus nous créerons le rapport de force », ajoute-t-elle, avec conviction. « La colère a été notre moteur », renchérit Sylvie Peeters, déléguée syndicale CGT, toujours en poste, elle.

A la base de cette aventure militante forcée, 149 employés, en grande majorité des femmes, travaillant dans l’une des 35 boutiques en France du groupe de vente à distance. En janvier, avançant des pertes de 10 millions d’euros par an, la direction annonce la fermeture des magasins pour se consacrer à la vente par internet.

L’association se monte alors, « pour créer du lien entre les salariés licenciés » à Ajaccio, Mulhouse, Montpellier ou Brest. Licenci’elles est sans étiquette syndicale, même si beaucoup, dans l’urgence, se sont syndiquées. Après le « choc » des licenciements et « le sentiment que tout s’effondre », elles plongent dans les méandres d’un plan de sauvegarde de l’emploi, des référés et du droit social.

Elles se heurtent à « un dialogue proche du néant » et à « la violence » de « se retrouver sans plus aucun contact avec la direction dès lors que commence la période de reclassement », raconte Tiphaine, hôtesse commerciale à Caen. La direction départementale du travail n’a rien trouvé à redire au PSE, fait valoir un porte-parole du groupe 3 Suisses International, selon qui « de vraies discussions ont eu lieu, de vrais efforts », et « un accompagnement personnalisé » proposé avec « des aides à la mobilité et aux créations d’entreprise ».

« On va s’accrocher »

« Pour tout reclassement, ils nous ont proposé un poste en Allemagne ou au Maroc, sans équivalence de salaires ! », dénonce pourtant Tiphaine, à Pôle Emploi depuis quelques jours. Entre les enseignes de Mulliez, « Auchan, Décathlon, Leroy Merlin, ils avaient pourtant l’embarras du choix pour nous reclasser », dit-elle, consternée. La jeune femme comptait sur la direction pour financer une formation de monitrice-éducatrice : ce sera un échec. « La direction a fait traîner les choses, nous laissant avec notre stress », reproche-t-elle.

« Il y a aussi eu toutes les pressions, les chantages exercés par la direction qui a joué la division : "Si vous vous mobilisez, on ferme tout, 2 000 emplois sur le carreau ! " », raconte Sylvie Peeters. Au final, la moitié des 149 salariés accepteront les conditions du PSE, les plus jeunes et les plus anciens. Mais 70 optent pour le bras de fer. Selon la direction, 75 % ont aujourd’hui une solution ferme.

Avec leur T-shirt rose estampillé « EXIT les salarié-e-s 3 Suisses », les militantes multiplient, depuis, les actions. Elles contestent le motif économique de leurs licenciements. Leur modèle : les Goodyear qui ont obtenu l’abandon des licenciements après des années de procédure. Les Licenci’elles ont déposé une proposition de loi pour réformer les licenciements sans cause économique. « Le combat s’annonce long, mais on va s’accrocher », lance Tiphaine.

 

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J
Hardi, les gars, virons guindeau! Good bye, Farewell, Good bye Farewell! Hardi, les gars, virons guindeau! Hourrah pour Mexico oh, oh, oh!
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R
si vous cherchez un matelos, je suis des votres pour affrronter l'ocean !
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J
Je n'ai jamais été cadre supérieur (car il eut fallu pour cela que je me compromette avec des valeurs qui n'ont jamais été les miennes). J'ai été cadre "normal" et j'ai bénéficié d'une prestation<br /> d'out-placement ... utile mais pas transcendante.<br /> Je crois que nous ne parlons pas de la même chose!<br /> <br /> Moi, ce que je veux, c'est un système où toute personne à la recherche d'un emploi (même si elle en a déjà un!) puisse bénéficier d'une aide de la part de plusieurs opérateurs habilités (donc<br /> contrôle de la part de la puissance publique!)mis en concurrence ...<br /> La première initiative à prendre, c'est de mettre en concurrence les agences locales de Pôle Emploi et de verser à chacune d'elles des moyens de fonctionnement qui tiennent compte du nombre de<br /> demandeurs qu'elle suit vraiment! A terme, les mauvaises agences (celles qui maltraitent les demandeurs) ferment faute d'un nombre suffisant de demandeurs d'emploi à suivre ...<br /> <br /> Bonne retraite, Jean-Pierre! Tu en es où de l'achat de ton voilier, capable d'affronter l'Atlantique, pour la modique somme de 40.000 à 60.000 euros?
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J
Bonjour Jacques,<br /> <br /> Peut-être as-tu bénéficié dans ta vie professionnelle d'un "out placement" si tu étais cadre sup ou d'un accompagnement de l'APEC si tu étais cadre ?<br /> <br /> Mais ce n'est pas le cas de l'immense majorité des chômeurs ou des salariés qui vont rejoindre les cohortes des futurs chômeurs.<br /> <br /> Donc cesses de parler d'un système à la fois égalitaire et libéral qui n'existera jamais en raison de son coût.<br /> <br /> Rappelles toi des cours d'économie libérale prodigués dans les années 1960 : "ce qui est rare est cher !"<br /> <br /> Bonne retraite Jacques et rappelles toi que ce seront aux jeunes générations de corriger les erreurs de la notre.<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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J
Effectivement! Pour qu'ils soient "client", il faudrait qu'ils puissent choisir leur opérateur parmi plusieurs opérateurs concurrents ...
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