La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Non-remplacement d'un agent du deux : les syndicats de Pôle emploi son inquiets
Boursorama / AFP 13 décembre 2010
Les syndicats de Pôle emploi se sont montrés inquiets lundi après le souhait exprimé par le ministre du Budget François Baroin d'imposer la règle de non-remplacement d'un agent sur deux à l'organisme public qui prévoit déjà des suppressions de postes en 2011.
Dans une interview au Journal du Dimanche, le ministre avait indiqué que "dès l'an prochain, un départ à la retraite sur deux ne serait pas remplacé" chez les opérateurs publics. Lundi, recevant les patrons de ces organismes, dont Pôle emploi, il a plaidé pour que les réductions d'emplois soient élargies au-delà de "quelques opérateurs".
La direction de Pôle emploi a déjà élaboré son budget 2011, qui sera soumis le 17 décembre au Conseil d'administration (où siègent l'Etat et les partenaires sociaux). Elle a prévu la suppression de 1.800 postes à fin 2011 - dont 1.500 CDD et 300 CDI.
Pour Noël Daucé, du SNU (premier syndicat), l'application de la règle voulue par le gouvernement "va être très problématique", "on va être en situation d'hyper-tension".
Stéphane Guillou (CGT) a renchéri: "Ne pas remplacer un départ en retraite sur deux, cela représenterait environ 600 personnes en moins chaque année, cela rendrait notre mission quasi impossible". "Réduire encore les effectifs diminue aussi les marges de manoeuvre pour former le personnel alors qu'on demande plus de polyvalence aux agents".
Sébastien Socias (FO) a estimé que "la facture pour 2011" était déjà connue et pour 2012 "on verra", relevant que les salariés ont déjà suivi plusieurs grèves pour dénoncer les conditions de travail.
Pour Dominique Nugues (Unsa), "Pôle emploi a une singularité par rapport à d'autres opérateurs parce qu'il est financé aux deux tiers par l'Unedic, autrement dit les cotisations chômage des salariés et des entreprises, et seulement à un tiers par l'Etat".
Le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, avait souligné la semaine dernière que l'Etat ne lui avait pas encore demandé d'appliquer la règle de non-remplacement d'un agent sur deux. En 2011, les départs naturels à la retraite concerneront quelque 1.200 salariés, sur près de 50.000, avait-il précisé.
Lundi, il a plaidé pour que "les relations financières entre l'Etat et les opérateurs soient à la fois claires, sincères et planifiées à l'avance", laissant entendre que ce n'était pas le cas actuellement.
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