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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Retour sur la crise au Pôle emploi de Digoin.

 

Digoin-3-copie-1.JPG

 

Digoin. Les conseillers de l’agence locale dénoncent des conditions de travail déplorables.

Pôle emploi : la crise interne
16 avril 2011

 

Le malaise couve depuis plusieurs mois déjà au Pôle emploi de Digoin. À bout, les agents dénoncent une surcharge de travail ainsi que des problèmes d’organisation et de management.

Maladie. Depuis septembre 2009, onze agents des sites digoinnais du Pôle emploi se sont vu prescrire des arrêts. Surcharge. En moyenne, un conseiller doit gérer actuellement 242 dossiers de demandeurs d’emploi.

Aujourd’hui je ne trouve plus goût, ni sens, à mon travail ». Cette réflexion vient de l’un des 35 conseillers du Pôle emploi Charolais-Brionnais. Elle résume assez bien l’état d’esprit qui règne actuellement dans les rangs de l’agence locale. Un sentiment de ras-le-bol, d’exaspération, d’incompréhension, de colère parfois, lié à une dégradation continue des conditions de travail. « Tout a commencé au moment de la fusion et la crise n’a fait qu’aggraver les choses », explique Vincent Kerlouégan, délégué syndical SNU.

Suite à la hausse importante du nombre de chômeurs, chaque agent a vu son carnet de demandeurs d’emploi exploser. « Aujourd’hui, un conseiller a 242 demandeurs d’emplois à gérer. Il faudrait cinquante personnes de plus pour respecter le quota de 1 pour 60 fixé avant la fusion. » Impossible, dans ces conditions, d’effectuer du bon travail. C’est bien le cœur du problème. « Le métier perd en qualité. Les agents ne pensent plus pouvoir rendre un service correct aux usagers et perdent confiance en eux », raconte l’un d’eux, dans un cahier de doléances collectées par le syndicat SNU.

 

Un climat de tension


« Notre énergie est au service des chiffres et non plus des usagers », commente un autre. Pour beaucoup, c’est la sensation démotivante de ne plus assurer un vrai service public de qualité, d’être déboussolé. « On va dans tous les sens et on ne s’y retrouve plus. »

Des problèmes matériels (logiciels et système informatique toujours en panne) et organisationnels (planning qui évolue sans cesse, déplacements incessants entre les deux sites digoinais) ajoute encore au stress et à l’anxiété. Un climat de tension qui génère un mal-être important et une souffrance de nombreux conseillers. « Depuis septembre 2009, onze conseillers ont été arrêtés pour raison de stress ou burn-out professionnel. Ça représente près de 30 % du personnel, c’est du jamais vu ! » s’indigne Vincent Kerlouégan.

 

Quid du management ?

La directrice Patricia Cordier fait également l’objet de nombreux reproches. « Il y a des tensions exacerbées qui remontent à longtemps, explique le syndicaliste. La directrice a pris en grippe une partie de ses adjoints. » Certains dénoncent « un management par la terreur » et une « gestion désastreuse des ressources humaines ». Des accusations que Patricia Cordier dément formellement.

Jeudi matin, le sous-préfet était interpellé sur la question. La réunion de crise organisée à Dijon n’a apporté « aucune réponse sur l’organisation et le management, conclut Vincent Kerlouégan. On veut des engagements de la direction pour retrouver une certaine sérénité au travail ». S’ils ne sont pas écoutés, d’autres actions sont déjà envisagées.

emanuel daligand

Le délégué syndical SNU Vincent Kerlouégan a interpellé le sous-préfet de Charolles, jeudi matin. Photo E. D.
Photo: les syndicalistes interpellent le sous-préfet de Charolles (à droite)

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A
<br /> des DIGOIN, il y en a de plus en plus en France, ce qui n'empêche pas le rouleau compresseur de la DG (reliée par les DR...) d'avancer coute que coute.<br /> le hic, c'est que la faute grave est très vite mise en avant par nos grands yaka quand une action autre qu'une grève est entreprise (voir les collègues qui ont refusé les formations EID ou<br /> PST).<br /> et pour faciliter les choses, les "chantiers" se succèdent à un rythme effreiné (repère, EID, accueil unique, plateforme de prise d'offre, goa etc etc). en fait, ils ont trouvé le truc, la haut :<br /> on nous noie sous les "nouveaux projets" et on n'a plus la force de réagir.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Toute ma solidarité aux agents de DIGOIN.Chez nous c'est l'esprit d'équipe qui fait que l'on tient, mais pas encore pour longtemps.Quant au management cela se degrade de jours en jours.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> La vraie question est : à partir de combien de DIGOIN finira-t-on par se dire que le malaise est NATIONAL et que la solution pour remédier à ce malaise ne peut de fait être qu'une solution à<br /> l'échelle NATIONALE ?<br /> <br /> On entend parler de sites en plein malaise(s), se rebeller les uns après les autres, mais sans cohérence. Autre question : comment se donner une visibilité sans forcément passer par la case grève<br /> ?<br /> <br /> Non pas que je sois anti-grève, mais force est de constater que ce n'est pas ou plus un mode d'action qui fédère et qui paie...<br /> <br /> Idem pour les syndicats : les agents attendent tout et rien des syndicats alors que les syndicats n'ont de force que dès lors que leurs actions sont massivement suivies par les agents. Et après<br /> coup, ces mêmes agents, devant l'échec des syndicats, les conspuent en dénonçant leur inactivité et l'absence de résultats.<br /> <br /> Isolés, à défendre chacun notre bout de gras, site par site, nous n'arriverons à rien... Nous devons réfléchir à une chose : quelles actions mettre en œuvre avant de devenir le prochain France<br /> Telecom...<br /> <br /> <br />
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A
<br /> bonjour<br /> <br /> je souhaiterais faire le relai sur mon blog de vos informations concernant les difficultés des agents pourriez vous me joindre svp sur mon mail personnel mon audience est forte je suis classé parmi<br /> les 13 premiers blogs de droit du travail<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Heureusement qu'il y a une légende précise en dessous de la photo: j'avais du mal à distinguer qui est le syndicaliste et qui est le sous-préfet (lol)<br /> Ceci dit, solidarité avec les collègues de Digoin.<br /> Le plus malheureux dans cette affaire, c'est qu'il y a des Digoin partout en France. Jusqu'à quand ?<br /> <br /> <br />
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