La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
Des salariés de Pôle emploi manifestent devant le Sénat
manifestation devant le Sénat mercredi 20 octobre
Le Monde 21 octobre 2010
Perdus devant le Sénat, au milieu d'une foule de lycéens surexcités, de cheminots, de postiers et de militants de partis de gauche, ils sont une quinzaine à faire le pied de grue. Mercredi 20 octobre, les salariés de Pôle emploi sont venus de toute l'Ile-de-France pour protester contre l'évolution d'un "système malade", dont ils sont devenus malgré eux les agents.
Pôle emploi fonctionne comme une "caisse de résonance des difficultés de la société française", explique Benoît Gauchard, du SNU-FSU. Ses agents composent chaque jour avec le resserrement d'un marché de plus en plus saturé. Ils craignent que l'adoption de la réforme des retraites n'entraîne mécaniquement une hausse du nombre de demandeurs. "Si des postes qui devaient être libérés par les retraités sont toujours occupés, il y a forcément des gens qui se retrouveront sur le carreau, des jeunes notamment", observe le syndicaliste.
"TROP DE GENS ONT BESOIN D'EUX"
Se pose également le problème des seniors. D'après une étude interne de l'Unedic calculant l'impact du recul de l'âge de départ à la retraite sur les comptes de l'organisme, les nouvelles mesures pourraient avoir un coût pour l'assurance chômage de 230 millions d'euros en 2015 et 530 millions d'euros à partir de 2017. "C'est déjà compliqué de trouver du travail à une personne de 55 ans. Imaginez un peu pour une personne de 60 ans", note Benoît Gauchard.
En Ile-de-France, les syndicats de Pôle emploi se sont prononcés pour la reconduite de la grève. Selon la direction, ils ne sont que 7,5 % parmi les salariés à s'être mobilisés mardi. C'est peu, reconnaissent les syndicats, mais "ce n'est pas pour autant que les collègues ne soutiennent pas le mouvement". Les agents travaillent, "parce qu'ils ne peuvent pas déserter". Les jours de grève coûtent cher, les salaires sont bas et il faut bien assurer le suivi des demandeurs d'emploi. "Trop de gens ont besoin d'eux, insiste Benoît Gauchard. Ils appartiennent malgré tout à un service public. Ça a encore un sens pour certains."
Communiqué CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA:
communiqu- intersyndical 21 10 10[1]