Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

Publicité

Stress et burn-out au Pôle emploi du Charolais.

Pôle emploi de Digoin: Les conditions de travail provoquent la colère des syndicats

http://www.lejsl.com/fr/images/get.aspx?iMedia=31733164

.

Rien ne va plus à Pôle Emploi

lejsl.gif   

15 avril 2011

 

Depuis septembre 2009, onze conseillers de Pôle Emploi ont été arrêtés pour stress et burn-out professionnel. Les syndicats dénoncent des conditions de travail déplorables.

Les conseillers Pôle Emploi du Charolais sont au bord de la crise de nerf. En cause : une explosion de la charge de travail depuis la fusion avec l’Assedic. La crise, qui a entraîné une hausse vertigineuse du nombre de demandeurs d’emploi, n’a fait qu’empirer la situation. « Sur ce site, il y a 242 demandeurs pour un conseiller explique Vincent Kerlouégan, secrétaire régional et délégué syndical SNU. Avec la fusion, on devait arriver à 60 par conseillers. On est loin du compte ». Des conditions qui ne devraient pas s’arranger avec le non-renouvellement de 1 800 CDD au niveau national.

Avec des effectifs totalement débordés, la qualité du travail s’en ressent évidemment. « Les agents n’ont plus le temps de suivre correctement les demandeurs, ils n’ont plus le temps d’aller en entreprise chercher des offres d’emploi. Bref, ils ne peuvent plus faire leur travail correctement ».

Un malaise profond

Preuve de ce malaise, onze arrêts maladie en un an et demi. « Et nous avons encore un collègue qui est hospitalisé en ce moment pour burn out professionnel ajoute Vincent Kerlouégan. Deux autres agents sont en reprise à temps partiel thérapeutique suite à ces arrêts ».

Alertée en avril 2010 sur cette dégradation des conditions de travail, la direction régionale a apporté une réponse qui ne satisfait pas le syndicat. « Ils ont recruté une directrice mais ça n’a rien réglé. Depuis qu’elle est en place, il y a encore eu cinq arrêts ». Hier matin, une dizaine de personnes ont donc profité de la visite du sous-préfet Jean-Philippe Trioulaire pour l’alerter sur la situation. Dans le même temps, une réunion extraordinaire avait lieu à Dijon pour trouver des solutions. Celles proposées par la direction sont jugées insuffisantes par le syndicat qui prépare déjà de nouvelles actions.

Emmanuel daligand

bandeau luttes
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
<br /> oui paul hochon mais ce qui n'est pas drôle c'est que ça montre aussi l'état d'esprit de nos instances supérieures: en gros, des conseiller(e)s ce sont des gens incapables de se gérer (dans le SENS<br /> AUTONOMIE, PAS AUTO-GESTION, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas) par eux-mêmes, qu'il faut encadrer, diriger, surveiller pour leur bien et pour qu'ils se remuent un minimum de façon à<br /> être quelque peu productifs...<br /> <br /> Donc quand ça patauge, y a ka leur coller un manager de pointe et ça va être repris en mains vite fait!!!<br /> <br /> Sauf que....<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> « Ils ont recruté une directrice mais ça n’a rien réglé. Depuis qu’elle est en place, il y a encore eu cinq arrêts ».<br /> <br /> Cela prêterait presque à sourire si la situation n'était pas aussi dramatique !<br /> <br /> <br />
Répondre