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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Les carences graves et caractérisées de pôle emploi;

 

Pôle emploi jugé coupable de "carences graves et caractérisées"


Le Nouvel Observateur 12 septembre 2012

 

PARIS (Sipa) — Le tribunal administratif de Paris a jugé mercredi que Pôle emploi avait manqué à ses obligations et commis des "carences graves et caractérisées" dans le suivi d'un demandeur d'emploi au chômage depuis trois ans. La juridiction administrative, statuant en référé, a ordonné à l'organisme de recevoir le plaignant sous huitaine. Le TA enjoint ainsi Pôle emploi "de recevoir (le requérant) dans les huit jours, de mettre à jour son projet personnalisé d'accès à l'emploi, le rencontrer de manière régulière dans le respect des directives de fonctionnement fixées par cette institution en lui proposant toute offre, toute formation utile, ou toute reconversion, au regard de la situation du marché du travail, et de la situation propre de l'intéressé". Demandeur d'emploi depuis trois ans, l'ancien cadre de Veolia âgé de 54 ans a également obtenu 1.000 euros pour les frais d'avocat. En fin de droit depuis fin 2011, il perçoit le RSA (Revenu de solidarité active). Cet homme est le premier demandeur d'emploi à avoir saisi le tribunal administratif pour assigner Pôle emploi, estimant que l'agence avait manqué à ses obligations. En trois ans, il n'a été reçu que trois fois et a demandé un quatrième rendez-vous en février 2012 pour alerter l'institution sur sa situation et ses difficultés. Selon l'ordonnance, "le requérant n'a pas bénéficié d'un suivi et d'un accompagnement régulier suffisamment personnalisé de la part de Pôle emploi, en méconnaissance de ses missions". Le tribunal ajoute que si Pôle emploi "ne peut être soumise à une obligation de résultat, elle doit cependant mettre en oeuvre, avec les moyens dont elle dispose, toutes les actions susceptibles de permettre à chacun d'obtenir un emploi dans les meilleurs délais possibles au regard de la situation du marché du travail". "Pôle emploi lui a proposé 11 offres en trois ans, soit une offre tous les trois mois", a noté Me Emilie Videcoq, l'une des avocates du demandeur d'emploi qui s'est réjouie de "cette victoire collective pour les chômeurs". "Ce n'est pas un combat contre les personnels de Pôle emploi, on leur demande de faire du chiffre", a-t-elle dit, considérant que "l'objectif n'est pas forcément de multiplier les procédures juridiques". Selon Me Videcoq, "cette décision pourrait en amener d'autres". "On donne une vision rétrograde des demandeurs d'emploi alors que ce sont des personnes qui ne demandent qu'à trouver du travail", a-t-elle ajouté.

 


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K
@ Groucho 43. Sur la deuxième page à partir de 51 on a moins de chance de se faire repérer par les marxologues alors je me permets de te répondre puisque tu m'interpelles personnellement.<br /> Marx n'est pas si original que ça il reprend les idées des économistes de son temps, tous anglais Ricardo, Smith et peut-être d'autres, des gentlemen parfaitement honorables. Force de<br /> Travail=marchandise qui casse pas 3 pattes à un canard en fait partie, plus-value, valeur-travail etc... l'essentiel pour eux est que toute augmentation du capital est le résultat du travail<br /> produisant des marchandises échangeables. Je ne crois pas me tromper en disant que pour eux la marchandise est FAITE de travail " la marchandise est du travail concrétisé". Donc on peut mesurer la<br /> quantité de travail dans une marchandise...c'est absurde mais c'est ça l'idée ( en tout cas de Marx ). Marx va pousser à l'extrème cette logique sur l'exploitation de la classe ouvrière. C'est pour<br /> ça qu'on entend dire encore à l'extrème gauche que les ouvriers sont à l'origine de tout, que les profits sont faits exclusivement sur leur dos etc... Je ne dis pas que les ouvriers ne sont pas<br /> abusés dans certaines conditions mais économiquement ça ne tient pas debout depuis plus d'un siècle, mais on continue à employer ces notions à tort et à travers, en complet décalage avec le réel.<br /> Un économiste défendant explicitement la théorie de la valeur-travail d'il y a 150 ans est Jean-Marie Harribey et dispose d'un blog sur Alternatives Economiques, si ça intéresse.<br /> Je pense qu'il ne faut pas se laisser impressionner par la manipulation de ces notions complètement obsolètes, qui mélangent souvent la signification actuelle des mots ( ainsi "force de travail" ou<br /> "valeur du travail" ou "plus-value" etc.) différents aujourd'hui. En général l'utilisation de ces notions va de pair avec le name dropping "Marx". Là je me méfie je passe mon chemin ou je tire je<br /> pointe ou je plombe ça dépend. Au fait Groucho et peut-être Baygonvert, un ouvrier pour Marx "loue" sa force de travail (il ne la vend toujours pas ) mais en quelque sorte elle est (re)vendue par<br /> son vrai propriétaire, le patron/capitaliste. Et puis basta.<br /> Pour en venir à ton interrogation,Groucho, qu'est-ce qui te fait dire que je n'ai pas d'engagement politique ? Pourquoi une telle question ici ?<br /> Et pourquoi pas plutôt le contraire ? Sérieusement je vois pas.
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B
@surterre<br /> <br /> "La seule réussite, c'est le profit, seul l'argent vaut quelque chose, pas nous"<br /> <br /> Simple, clair limpide.<br /> <br /> Il est toujours surprenant de constater que la majorité de ceux qui cultivent de multiples savoirs et une certaine élégance d'expression sont les premiers à dénier la simplicité presque obscène des<br /> intérêts qui dirigent et façonnent notre monde.<br /> <br /> Les livres d'histoire du futur trancheront: il jugeront demain en quelques lignes la prétendue science économique et tout le fatras de publications qui l'accompagne aujourd'hui.<br /> <br /> Auront ils besoin d'y voir plus qu'un sordide utilitarisme fondé sur des croyances absurdes (la main invisible, la force de travail...) ?<br /> <br /> Or "nous" valons bien mieux, n'est ce pas ?
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K
Meuh non, JP, chuis pas très bon, chuis même un peu méchant. Par exemple on ne doit pas s'amuser avec les noms, ça se fait pas, et ben j'aurais pas dû déformer le nom de VéconBerre (BdR13<br /> comprendra, ouais c'est limite), non je devrais pas.<br /> Et à Grochou du Poitou, là, je devrais pas lui dire que " la force de travail comme marchandise particulière dont la valeur dépasse le temps de travail nécessaire à sa reproduction" eh bé ça veut<br /> rien dire, ça je devrais pas. Mais ça tourne pas rond dans ma p'tite tête faut que j'fasse des bêtises.
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J
Bonjour Krymsky,<br /> <br /> Vraiment tu es très bon et j'ai toujours du plaisir à te lire.<br /> <br /> Mais pour ouvrir un débat plutôt chiant qu'est celui de la création de richesse pour notre société française.<br /> <br /> Chiant, c'est sûr mais au combien nécessaire pour comprendre et éventuellement agir sur les acteurs économiques pour redresser la barre du vaisseau et le sortir des quarantièmes rugissants.<br /> <br /> Si aujourd'hui les ouvriers et les employés ne connaissent plus les apports de Karl Marx au plan du raisonnement économique dans son livre clé "le Kapital", les dirigeants des multi-nationales<br /> savent eux par contre très bien comment s'obtient le profit qui est la pépite d'une opération complexe dont la phase essentielle s'appelle "la valeur ajoutée", pas la TVA de Giscard, mais le solde<br /> intermédiaire de gestion justement appelé valeur ajoutée.<br /> <br /> Cette notion économique et comptable est apparu au PCG en 1983 mais fut testée en Afrique francophone sous le nom de plan OCAM. Son concepteur, Monsieur Perrochon fut le directeur de la chaire de<br /> comptabilité aux Arts-Métiers pendant de nombreuses décennies et le père du plan OCAM.<br /> <br /> Les dirigeants des grandes entreprises internationales ont su intégrer cette notion marxiste dans leurs outils de gestion quotidienne.<br /> <br /> A si Karl Marx avait su que ses travaux allaient permettre une meilleure exploitation des classes ouvrières, il se serait peut-être abstenu.<br /> <br /> Seul, une refondation sociale basée sur la solidarité et la gestion fine des ressources non-renouvelables, nous sauvera d'un monde décrit dans un film "soleil vert" réalisé dans les années<br /> 1970.<br /> <br /> Bonne chance à toi,<br /> <br /> Jean-Pierre NGUYEN
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K
@Groucho§Bros. C'est pas moi qu'ai commencé d'abord. C'est Paytonverre, et toi qui continues ! je souhaite pas ça à LFPLN, non, mais d'abord il faudrait trouver des marxologues, ça se fait rare. Et<br /> puis y a des blogs pour ça, et même des zoos du côté de La Havane ou Pyongyang je crois enfin tu dois connaître.<br /> A mon avis Piconbière confond la Valeur (du) Travail, au sens moral, mais ça n'a rien, mais alors rien du tout, à voir avec la notion économique de valeur-travail de Marx qui est une tentative de<br /> prouver par l'économie l'exploitation ouvrière. C'est cette théorie de la valeur-travail qui ne vaut pas grand chose aujourd'hui. Bon, c'est ce que je voulais dire plus haut et j'en resterai là<br /> pour ne pas fatiguer The Audience.<br /> Euh non, l'ouvrier qui veut vendre sa Force de Travail=Marchandise... ben, il peut toujours courir parce que c'est son temps de travail qui lui est acheté. Ca c'est un peu Noel en Décembre, tu<br /> vois, c'est presque sûr pour tout le monde. Et pas une trouvaille de Marx. Mais c'était un gag hein Groucho ?<br /> Le fait que les salariés ne sont pas payés pour leur travail ou leur force de travail mais pour leur temps de travail ( c'est repris d'économistes anglais antérieur à Marx ), faut le savoir une<br /> fois, après on retient, je crois. Selon Marx c'est la source de l'exploitation de la "force de travail" autrement dit de l'"ouvrier" effectivement mais bon...hein ? Si. Marx pense que cette<br /> exploitation est la seule source d'augmentation du capital c'est à dire de profit. Cette augmentation du capital il croit en gros la mesurer en "valeur-travail".<br /> Que n'en pense Grochou ?
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