La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.
La liste noire
Libération 13 septembre 2011
Les directeurs de 150 entreprises publiques «doivent envoyer des listes de 10% du nombre d'employés en surplus» d'ici fin septembre, selon une agence de presse.
Une manifestation contre l'austérité, le 10 septembre.
Près de 3 500 employés de sociétés publiques grecques devraient être mis en chômage partiel d'ici fin septembre, a indiqué mardi la presse grecque. Des mesures lié à l'accélération des mesures d'économie annoncées par le gouvernement grec pour réduire le déficit public
Cette estimation de l'Agence de presse grecque (Ana, semi-officielle), reprise par la plupart des médias locaux, est basée sur une circulaire adressée aux directeurs de 150 entreprises publiques «qui doivent envoyer des listes de 10% du nombre d'employés en surplus de chaque société au ministère des Finances d'ici le 26 septembre».
Selon la circulaire «les dispositions d'une récente loi sur le chômage technique doivent être appliquées dans l'immédiat en raison des évolutions des finances publiques», dont la détérioration a été constatée début septembre par une équipe d'experts de la troïka (BCE-UE-FMI) lors d'un premier contrôle des comptes grecs.
Les employés censés être frappés par cette mesure, sont «en priorité ceux qui ont l'âge ou sont près de la retraite ainsi que ceux qui n'ont que des qualifications de base» (pas d'enseignement supérieur, ndlr), explique la circulaire.
Toujours de même source, les 150 entreprises publiques, qui comprennent également des sociétés privatisables comme l'Organisme de chemins de fer, occupent actuellement 30 000 employés.
Une deuxième vague de mise en chômage technique des employés de ces entreprises est prévue «très prochainement», selon le quotidien libéral Kathimérini.
Contraint par ses créanciers, le gouvernement socialiste grec a annoncé dans la foulée la semaine dernière une série de nouvelles mesures. Dont l'application du chômage technique pour tenter de réduire les dépenses publiques et le déficit public qui s'établissait à 10,5% du PIB en 2010.
(Source AFP)