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La vie de pôle emploi ou la fusion racontée par deux agents anpe et assedic.

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Réforme du service public de l'emploi au Luxembourg

Réforme de l'ADEM, le "Pôle emploi luxembourgeois"

topelement

  Photo: La Directrice de l'ADEM en compagnie du ministre du Travail du Luxembourg

 

La réforme de l'ADEM regardée à la loupe

 

lessentiel.lu  29 novembre 2010

 

Le Ministre du Travail, Nicolas Schmit espère que la loi sur la réforme de l'Adem sera votée au printemps 2011.

Le grand oral, c'est pour vendredi en Conseil de gouvernement. En attendant, le ministre du Travail, Nicolas Schmit (LSAP), affirme avoir «l'esprit tranquille». Les récentes critiques des jeunes CSV sur la lenteur de la réforme? Peu lui importe. Le statut de la future Adem? Idem. «Établissement public ou administration, le principal c'est qu'un chat attrape des souris! Il s'agit de mener une révolution en profondeur afin que l'institution réponde réellement aux besoins des demandeurs d'emploi».

En d'autres termes, il faut «simplifier les procédures» et «réorganiser les compétences en interne» à l'heure où le taux de chômage atteint des records. Par le biais de savants rééquilibrages, l'ouverture de deux agences - Dudelange en février et Wasserbillig en mai - et l'embauche récente de 40 personnes issues du privé, le ministre souhaite offrir un meilleur suivi des demandeurs d'emploi. «Actuellement, un conseiller s'occupe de 500 personnes. À terme, le ratio devrait être rapporté à 1 pour 180».

 

Joseph Tripodi

 

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L'ADEM accompagnera l'emploi... pas le chômage.

 

En 2011, l'Adem entamera véritablement sa mue. Objectif, travailler enfin de façon proactive

lessentiel.lu  2 janvier 2011 

 

La nouvelle loi faisant de l'Administration de l'emploi l'Agence pour le développement de l'emploi (Adem) ne suffira pas à elle seule à changer les us et coutumes de l'organisme. Elle donne un cadre général, le ministre du Travail, Nicolas Schmit (LSAP), en est bien conscient.

C'est pourquoi il a impliqué tous les agents de l'Adem dans des groupes de travail pour mettre au point de nouvelles procédures. L'idée étant de permettre aux agents d'être beaucoup plus proactifs, notamment en proposant une sélection de candidats aux entreprises.

Ces procédures, qui seront accompagnées et suivies par des experts au jour le jour, doivent aider les fonctionnaires de l'Adem à améliorer leur contact avec les recruteurs et leurs relations avec les demandeurs d'emploi. «C'est le rôle que doit jouer l'Adem pour être un service public de l'emploi performant. De toute façon, il n'y a pas d'alternative. Si l'Adem n'est pas à la fois plus proactive et réactive, Pôle emploi et le Bundesamt le sont déjà», confie-t-on du côté du ministère du Travail.

Quant à l'emploi des jeunes, il reste lui aussi une priorité. Les contrats aidés récemment reconduits pour un an par le Parlement vont faire l'objet d'une première évaluation d'ici trois mois environ.

Patrick Théry

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E
<br /> Je vous remercie de ce partage. <br /> <br /> <br /> A mon avis, il existe bien d'autres pistes qu'il faut parcourir pour dénicher l'opportunité de carrière aliénée au parcours professionnel de chacun.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne recherche.<br />
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C
<br /> je crois et n'ai jamais cru (résultats à l'appui) qu'au colbertisme, mode de gouvernance somme toute assez conforme à une certaine forme du génie français conciliant incitation et contrôle étatique<br /> et libre entreprise sans que quiconque se marche sur les pieds<br /> <br /> Il y a aussi dans le colbertisme cette petite part d'éthique dont l'abandon progressif a conduit au divorce croissant entre oligarchies et nous autres.<br /> <br /> <br />
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1
<br /> camba, comment arrives-tu encore à croire au libéralisme ?<br /> <br /> l'atomisation du monde du travail (individualisation) est une variable clé de la libéralisation du marché du travail par lequel on déverrouille la notion de droits garantis collectivement (pour le<br /> bas peuple).<br /> <br /> il me semble que ton présent post est en contradiction avec ton analyse (que je trouve bonne) sur la séparation élites oligarchiques / peuple atomisé.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> B.IL FAUT, DU COUP, REFONDER LES RAPPORTS CONTRACTUELS DU TRAVAIL<br /> 1.Constatons tout d’abord que, si face aux mesures régulièrement imaginées ou aggravées pour « combattre la précarité », les entreprises ont régulièrement trouvé les moyens de faire face au<br /> renchérissement des C.D.D. comme à celui du coût des licenciements, ce fut aussi, et surtout, au détriment de la capacité d’embauche<br /> <br /> C’est une politique qui ne marche pas et qui aggrave la brutalité sociale : une action préservant la cohésion sociale doit donc partir sur d’autres bases.<br /> <br /> Les contrats de travail que l’on peut actuellement proposer aux salariés sont essentiellement le C.D.I. et le C.D.D., assorti de diverses contraintes destinées à tenter de limiter le recours abusif<br /> ou excessif à cette formule.<br /> <br /> Ponctuelle est la fin de contrat ou le licenciement, individuel ou collectif, long est le reclassement, durable est, bien souvent, le temps de chômage qui l’accompagne, définitif, enfin, l’oubli<br /> qui succ ède à l’émotion médiatique du plan social passé.<br /> <br /> 2.A la mesure du « dégât social » causé, le remède est à trouver en amont, dans la conception même du contrat de travail.<br /> <br /> Or on sait que la gestion des entreprises et de l’appareil productif fait ressortir<br /> •une part de fonctions stables, qui font tout à la fois sa pérennité économique, et sa longévité sociale, en termes de recherche-développement, de qualité et de force de vente, et de gestion des<br /> ressources humaines, au bout du compte,<br /> •alors qu’une autre part d’emplois plus directement productifs de biens ou de services, est par la force des choses, davantage exposée aux aléas de la conjoncture économique, de la concurrence, et<br /> de la flexibilité<br /> <br /> Alors qu’on envisage de nouveaux assouplissements du code du travail, les moyens d’un contrat de travail aux contraintes intermédiaires entre celles des C.D.I. et celles des C.D.D. sont à imaginer<br /> à partir de ces repères.<br /> Dans un esprit de modernisation sociale raisonnée, peut-on envisager à côté des formules existantes, si ce n’est un contrat de travail unique, au moins l’introduction de la notion de « tacite<br /> reconduction » dans le droit du travail, qui ne diffère guère de la notion d‘indétermination, principe intangible aux yeux de la Cour de Cassation.<br /> <br /> 3.Ce se serait alors à la négociation sociale de définir :<br /> <br /> •la périodicité minimale de reconduction en fonction des principaux niveaux de qualification repères dans la profession<br /> •la durée croissante du préavis en cas de non renouvellement tacite, à mesure que les reconductions précédentes se sont accumulées et<br /> •le montant progressif de l’indemnité de séparation qui, se substituant à la notion de licenciement, pourrait également être convertie en temps de formation par alternance pour faciliter le<br /> reclassement ultérieur ou prévisible.<br /> <br /> Ce Contrat de Travail Unifié offrira le moyen de lutter moins mal contre la précarité, tout en concourrant plus utilement à une flexibilité nécessaire, mieux aménagée et moins brutale.<br /> <br /> <br /> C. PAS D’EFFICACITE SANS REFONDATION DE LA DEPENSE POUR L’EMPLOI<br /> <br /> La pyramide d’age et la poursuite du traitement social aidant, la situation mensuelle du chômage légèrement, depuis quelques temps,<br /> <br /> Toutefois cette évolution ne profite qu'à ceux qui apparaissent le plus directement ou le plus rapidement employables : ceux qui, au contraire, restent en marge de l’emploi s’enkystent profondément<br /> dans un chômage structurel désormais lourd et durable.<br /> <br /> L’amélioration sensible qu’attend le pays passe par un effort de qualification, qui a toujours été et reste une des clefs collectives d’une activité économique soutenue, comme elle reste la clef<br /> individuelle d’une vie professionnelle stable.<br /> <br /> La prévention de cette exclusion progressive, insidieuse et massive passe par un ciblage authentique de la dépense individuelle pour le retour à l’emploi.<br /> <br /> S’il faut bien libérer le pays de ses crispations, au premier rang desquelles, celle du chômage contre lequel beaucoup reste à tenter, il reste certain, aussi, que toute proposition politique ne<br /> progressera sur le retour à l’emploi qu’en adaptant à une conjoncture économique par essence évolutive un dispositif d’aides à l’emploi lourd et rigide dont la philosophie et la vocation actuelles<br /> demandent un toilettage certain, voire une révision drastique.<br /> <br /> Cette action est nécessaire à la baisse des coûts salariaux – ou plus exactement nécessaire au relèvement du rapport coût/compétences de la main d’œuvre -<br /> <br /> Le principe d’une individualisation des aides s’impose donc, intégrant à la gestion même de la recherche d’emploi celle de risque économique et professionnel.<br /> Il n’est pas de « sécurisation des parcours professionnels » possible sans pilotage volontariste du retour à une situation de l’emploi, personnelle ou collective, plus saine :<br /> •avec de substantielles économies sur les effets d’aubaine massifs inévitablement induits par le caractère global et imprécis du système actuel qu’il faut clairement<br /> •réorientée au bénéfice de l’individualisation des aides en soutien à des parcours de retour au travail personnalisés, pertinents et efficaces<br /> •permettant d’attacher au candidat, un niveau d’aide à l’embauche sélectivement défini comme un, véritable atout dans la négociation de son recrutement avec l’employeur,<br /> •en fonction des contraintes diagnostiquées de son profil et de ses difficultés, à travers un ciblage professionnel régulier, précis et régionalisé<br /> <br /> Le traitement social individualisé ne négligera donc pas la vocation économique collective des aides au retour à l’emploi.<br /> Leur orientation précise vers les branches qui ont les plus graves difficultés de main d’œuvre et de recrutement est possible autour des objectifs de qualification et des priorités de<br /> formation.<br /> <br /> Ainsi redéfinie, la personnalisation des aides – seul gage de leur efficacité - suppose la pertinence du diagnostic individuel, à partir d’un cadre affiné du contrôle de la recherche d’emploi : la<br /> responsabilité des partenaires sociaux dans la gestion de l’assurance-chômage ne peut les laisser indifférent à un flou préjudiciable au respect même du système.<br /> <br /> Puisque la situation s’améliore tout en restant (pré)visiblement durable, on doit vraiment fonder avec transparence, un cadre national de référence et d’évaluation dans ce contexte de disparités<br /> économiques et géographiques inévitables<br /> <br /> Tout d'abord en faisant del’offre d’emploi valable :<br /> « Une proposition d’emploi sérieuse et concrète, permettant au candidat d’apporter la contribution économique de ses compétences (re)connues à une entreprise ayant fait connaître de manière<br /> clairement identifiée un ou des besoins de main d’œuvre, dans un cadre de références clairement posé en termes de qualification, de conditions d’exercice et de rémunération »<br /> <br /> permettant alors une articulation clarifiée avec la notion d’acte positif de recherche d’emploi,conçue comme<br /> « toute initiative ou réponse utile du demandeur d’emploi en direction d’une sollicitation pertinente du marché du travail ou du service public de l’emploi en matière d’activité salariée, de mise à<br /> niveau, de (re)conversion ou de (ré)insertion professionnelle, dans des conditions objectivement compatibles avec sa situation personnelle globale. »<br /> <br /> Rien dans ces formulations ne heurte les principes du préambule de la Constitution, qu’au contraire ces propositions cherchent à transposer nécessairement en termes naturels de droits et de devoirs<br /> quotidiens dans notre système social depuis longtemps porté davantage vers l'affirmation de divers droits que vers le rappel des devoirs concommittants.<br /> <br /> Comme en a témoigné en son temps la montée du R.M.I. qui accompagnait à l'épqoue la baisse des chiffres du chômage, le système national d’aides au retour à l’emploi induit une exclusion rapide dont<br /> les systèmes d’assistance sont à la charge des collectivités locales, rappelons le.<br /> <br /> D’où la nécessité de contenir les dérives en amont, par un cadrage strict des obligations visées.<br /> <br /> C’est un double enjeu économique et social que de trouver le moyen de prévenir au plus vite ces trappes à exclusion abyssales qu’ouvre le flou institutionnel actuel, propice aux interprétations<br /> locales, individuelles, ou arbitraires en l’absence de véritable cadre de référence national.<br /> <br /> En conclusion :<br /> <br /> N’ayons pas peur de simplifier le dispositif en personnalisant les aides<br /> •sur des critères précis leur conférant la pleine vocation économique qui doit être la leur,<br /> •pour une pertinence accrue du traitement social individuel et collectif<br /> •avec les économies budgétaires substantielles qui découleront de cette rationalisation.<br /> <br /> Parce qu’il touche ou menace pratiquement chaque famille française, l’ampleur du phénomène demande désormais une réponse économique et sociale simple, énergique et lisible.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> A l’heure où l’on envisage de toute part de refonder le financement de la protection sociale, force est de rappeler, bien au-delà du contexte politique économique et social révolu qui a présidé à<br /> sa fondation - et incite à sa refondation - que la situation préoccupante du système hérité de 1945 tient aussi à l’emploi fait des ressources recueillies.<br /> <br /> A l’augmentation constante des prestations servies en direction des usagers s’ajoute les coûts croissants d’une gestion paritaire pas forcément transparente : il faudrait, à vrai dire, s‘en<br /> préoccuper également. C’est une vérité globale qu’il faut certainement rappeler.<br /> <br /> Plus spécifiquement le désengagement progressif de l’Etat au profit du paritarisme a vu naître des interrogations sérieuses sur le recueil et l’emploi de cet argent collectif qu’est l’argent de la<br /> formation professionnelle dans laquelle ce désengagement ne va pas sans<br /> •un déclin certain des résultats<br /> •une dispersion croissante des instruments de prévision/gestion/validation,<br /> •dont il faut éviter absolument la disparition prévisible,<br /> dans la mesure où le transfert aux régions de la formation professionnelle, transférée ne constitue ni un motif de faire n’importe quoi, ni une raison d’en faire une arme contre le pouvoir central<br /> quelque soit la couleur politique des uns et des autres.<br /> <br /> Les errements actuels ne tiennent à aucune impossibilité de moyens ou de méthode, et le flou institutionnel et méthodologique profite, en fait, à tout le monde – aux « marchands de soupe formation<br /> « comme à des institutions qui ne tiennent pas à voir le portefeuille des chômeurs qui fait leur raison d’être, baisser sous l’effet d’une politique de formation raisonnée.<br /> <br /> Or tout ce qui existe de données disponibles – nationales ou régionales comme par branche – permettraient de se caler sur de réels moyens de référence, de suivi, d’évaluation ou de contrôle.<br /> <br /> Le matériau disponible est très large pour dégager des orientations, des nécessités, voire des « urgences formation » par famille professionnelle et métiers, avec les priorités nationales qui se<br /> dessinent à partir des tensions actuelles du marché de l’emploi<br /> <br /> Les offres d’emploi non satisfaites correspondent à de besoins de recrutement nouveaux ou à des besoins que l’évolution des métiers ne permet pas de pourvoir en interne et auxquels le marché du<br /> travail, pas plus que le personnel en place, ne permet de répondre, faute que les qualifications nécessaires y soient disponibles, ou seulement envisageables à terme.<br /> <br /> Comme en photographie, c'est en analysant et travaillant le négatif (chômage), que l'on tire des résultats sur le positif (emploi) pour préparer l’action de formation nécessaire<br /> <br /> Il n’y a de fatalité du chômage que dans la fatalité actuelle d’une formation sans pilotage global<br /> Une préoccupation paraît être la "mère de toutes les questions" auxquelles chaque candidat devra proposer une réponse.<br /> •le progrès technique permet depuis vingt ou trente ans des gains de productivité ainsi qu'un redéploiement des modes et des lieux de production<br /> •qui ne permet plus aux économies de subvenir correctement, ou au même niveau qu'avant, aux besoins alimentaires, économiques et sociaux de leurs démographies<br /> •additionnant ici et là en Europe notamment, un nombre croissant de pays qui, collectivement riches, voient néanmoins, leurs systèmes institutionnels - états en tête - s'enliser dans un<br /> appauvrissement sans fin qu'ils ne sont plus en mesure d’enrayer.<br /> <br /> Ce qui les prive progressivement de tout moyen d'action politique… : n’aura donc de crédibilité électorale en 2012, que la formation politique, qui saura présenter aux Français un projet de société<br /> et un programme de législature sérieux, dépassant des annonces auxquelles le pays, très conscient de sa situation depuis le début des années 80, ne croit évidemment plus.<br /> <br /> Nous voici en effet avec, maintenant, au moins deux ou trois générations auxquelles on aura surtout proposé ou demandé d'étudier plus loin et plus longtemps, sans pouvoir ni veiller à leur assurer,<br /> la possibilité ou seulement l'espoir, d'une vraie vie professionnelle et sociale ou, tout simplement un premier travail par la suite.<br /> <br /> La valeur travail se perd dans ce pays, tout simplement parce qu’on a de moins en moins de chance d’y goûter.<br /> <br /> Pour reprendre un langage convenu, le niveau de la population active inoccupée s'est accru, numériquement et intellectuellement - mais faute de travail, cette population active inoccupée (ou<br /> insuffisamment occupée) a, surtout beaucoup de disponibilités pour réfléchir....<br /> <br /> Si le scepticisme politique est immense, la demande et l'attente politiques sont bien là, à la hauteur de ce même scepticisme : si la crise est profonde, il faut voir aussi qu'elle se présente avec<br /> moins de rejet que d'exigence de la part de citoyens qui ne sont plus prêts à s'en laisser compter car ils savent, par leur quotidien, qu'on ne peut plus dissocier économie et social.<br /> <br /> Une réflexion politique ou professionnelle pertinente ne peut certainement plus séparer ces questions, ni dans leur examen, ni sans ses propositions : gagnera en 2012 celui ou celle qui saura<br /> proposer et faire le pari de l'intelligence - et le dire, tout simplement parce que l’intelligence est notre première ressource économique…pour peu qu’on la cultive et qu'on la forme.<br /> <br /> A. PAS D’ACTION UTILE SUR L’EMPLOI SANS STRATEGIE DE FORMATION : FAIRE DE L'ALTERNANCE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DE L’EMPLOI PAR LA FORMATION<br /> <br /> 1.Il reste difficile d’agir pour l’emploi, le travail et les métiers dans un système toujours aussi lacunaire quand il faudrait pouvoir relier formation initiale et formation professionnelle dont<br /> l’antagonisme supposé, et parfois cultivé ne fait pas de bien au pays, et depuis trop longtemps.<br /> <br /> Contradictions et tensions s’accumulent entre marché du travail et marché de la formation, aggravées maintenant par une R.T.T., qui gêne lorsqu’il redevient possible, tout redémarrage de la<br /> création d’emploi, en raison des effets macro-économiques négatifs du seuil fixé à 35 h.<br /> <br /> Seuil pervers puisqu’il conduit, en période de reprise, à assurer le travail supplémentaire en heures du même nom, naturellement confiées à qui présente des compétences immédiatement mobilisables<br /> au sein de l’entreprise. On n’embauche donc pas<br /> <br /> Ceci fait regretter plus que jamais l’absence d’effort contractuel de formation qui aurait du être l’accompagnement logique et ambitieux d’une R.T.T., décidée à revenus constants.<br /> <br /> 2.On sait, aussi, toute l’inadéquation emploi/formation à l’origine de toutes ces offres d’emploi non pourvues, régulièrement relevées dans un temps où l’offre d’emploi qualifié se développe dans<br /> bien des métiers alors que l’emploi mal qualifié augmente dans l’offre de main d’œuvre.<br /> <br /> Entre les deux, il faut donc absolument former, sachant que depuis 1971 :<br /> <br />  La population active sans emploi dispose de marges plus larges et plus fréquentes d’inactivité professionnelle pour se qualifier, tandis qu’avec la R.T.T. la population salariée dégage du temps<br /> libre pour une formation de prévention ;<br />  La masse salariale, assiette de la collecte formation, a vu son accroissement annuel ralentir de 5,4 à 3,5%, le rythme de création d’emploi étant parallèlement divisé par 3 ;<br />  Une enquête conjointe du CEREQ et de l’INSEE a, par ailleurs, montré il ya quelques années que la formation est enfin comprise comme le moyen de tenir et conserver son emploi, si ce n’est celui<br /> de se préparer préventivement aux aléas d’une éventuelle reconversion.<br /> <br /> On peut donc, désormais, voir la formation comme une clef de la cohésion sociale et comme un moyen à part entière de la gestion prévisionnelle de l’emploi.<br /> <br /> 3.En période de sauvegarde de la compétitivité de l’entreprise, voire en cas de licenciement économique ou autre que pour faute grave, l’employeur pourrait<br /> •en accord avec le salarié, ou avec les partenaires sociaux en cas d’opération collective,<br /> •convertir auprès d’organismes agréés tout ou partie du temps de travail en période de difficulté, ou des indemnités de départ et du temps de préavis, en cas de licenciement<br /> •en capital temps formation pour reclassement ou reconversion<br /> <br /> Alors qu’on envisage à nouveau des assouplissements du code du travail, on peut donc innover en plaçant la formation et l’alternance au coeur même du contrat de travail et de ses obligations<br /> réciproques.<br /> Les employeurs y trouveraient alors une variable d’ajustement positive et supportable pour la gestion du temps de travail et des emplois à travers la triple opportunité<br /> •d’éviter des réductions d’effectifs irrémédiables,de pouvoir revenir à un temps de travail normal en cas d’amélioration de la conjoncture<br /> •et d’assurer l’évolution et la valorisation des compétences entre temps.<br /> <br /> B. IL FAUT, DU COUP, REFONDER LES RAPPORTS CONTRACTUELS DU TRAVAIL<br /> 1.Constatons tout d’abord que, si face aux mesures régulièrement imaginées ou aggravées pour « combattre la précarité », les entreprises ont régulièrement trouvé les moyens de faire face au<br /> renchérissement des C.D.D. comme à celui du coût des licenciements, ce fut auss<br /> <br /> <br />
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